Armand, Alfred (1805-1888)
Alfred Armand (1805-1888) était un architecte renommé dont l'activité principale avait concerné les chemins de fer. On lui doit la gare Saint-Lazare, mais il a aussi construit les gares de Saint-Cloud, de Saint-Germain, d'Arras, de Lille, d'Amiens, de Calais, de Saint-Quentin, de Douai... Il construisit également des hôtels (Grand Hôtel du Louvre. en 1855, l’hôtel Péreire, en 1857). Ayant par un travail acharné amassé un certain bien, il passa la seconde partie de son existence à voyager pour son plaisir et à accumuler des matériaux variés pour une sorte d'histoire de l'art qui n’aurait jamais vu le jour. Il légua au Cabinet des Estampes sa collection de photographies, de dessins et de gravures se montant à 17 499 pièces, qui fut maintenue telle quelle et reliée en 230 volumes in-folio.
Marque de collection : legs Armand. B.N. Est. : Lugt, Frits. Les Marques de collections de dessins et d’estampes… Amsterdam, 1921 n° 22.http://www.marquesdecollections.fr/detail.cfm/marque/5269/total/1 Cote : Ad 34 a in-fol. (230 vol.). BIBLIOTHEQUE NATIONALE. Département des Estampes. Inventaire des dessins, photographies et gravures relatifs à l'histoire générale de l'art légués... par M. Armand. rédigé par M. François Courboin, Lille, 1895. 2 vol. Duplessis, Georges. Notice sur M Alfred Armand. architecte. Paris. 1888, in-4°
Laure Beaumont-Maillet. « Les collectionneurs au Cabinet des Estampes ». Nouvelles de l’estampe, 1993, n° 132,
Laure Beaumont-Maillet, « Les collectionneurs au Cabinet des Estampes », Nouvelles de l’estampe, 1993, n° 132, p. 5-27. N° 26 Les Catalogues imprimés de la Bibliothèque nationale : liste, description, contenu, Paris : Bibliothèque nationale, 1943, Est. 13
Le 8 mai 1885, fut léguée par testament la collection de Léonce Angrand (1808-1886), décédé le 11 mars 1886. Cet ancien consul général de France ayant résidé au Pérou, en Bolivie et au Guatemala s'était passionné pour la géologie et les civilisations précolombiennes au point de constituer une bibliothèque consacrée à l’ensemble du continent américain en français, espagnol et anglais et abordant de nombreux sujets : découverte et conquête du continent, récits de voyage, archéologie, indiens, histoire coloniale, histoire des pays nouvellement indépendants.
Il lègua aussi une somme importante pour un prix d’américanisme, sans doute le premier du genre, à attribuer « au meilleur ouvrage sur les langues, l’histoire et les antiquités américaines des temps antérieurs à la découverte ». La collection de manuscrits, transférée en 1986 du département des Imprimés à celui des Manuscrits, comprend 30 ouvrages cotés Angrand 1 à Angrand 30 : trois en dialectes américains et, parmi les autres, des lettres et mémoires de Brasseur de Bourbourg de 1859 à 1865, accompagnés de photographies, de notes topographiques et géographiques, de dessins de sites archéologiques. Ce fonds est clos et en partie microfilmé. La collection de 24 albums d'estampes, lithographies, dessins et photographies relatifs au Mexique, à Cuba, au Pérou, à la Bolivie, au Guatemala... se trouve au département des Estampes et de la photographie essentiellement sous les cotes suivantes : V d 24, Vh 240 rés., Of 32 rés. pet. fol. t. I et II. La collection comprend aussi 143 cartes des XVIIIe et XIXe s. conservées au département des Cartes et plans, sous la cote : Ge Angrand ; cf. url : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb406040741. Les ouvrages et périodiques édités en Amérique centrale sont particulièrement nombreux. Le plus grand nombre des ouvrages a été publié de 1820 à 1880 mais ceux du XVIIIe siècles sont assez nombreux et quelques uns datent du XVIe et du XVIIe siècles. Les ouvrages sont classés par type de documents et par ordre alphabétique auteurs/titres. Plus de 1300 volumes de monographies et périodiques sont conservés au département Philosophie, Histoire et Sciences de l’homme dans le fonds coté : P. Angrand. Une quinzaine d'ouvrages est conservée à la Réserve de livres rares (sous la cote : RES P Angrand). (voir les notices particulières consacrées à ces fonds)
Antonia Mercé, dite La Argentina (1888-1936) naquit à Buenos-Aires (d’où son nom de scène), de parents espagnols, danseurs au Teatro Real de Madrid. Après des études de danse classique espagnole, elle se produit au music-hall, inventant elle-même des chorégraphies inspirées du flamenco et d’autres danses traditionnelles. Sa carrière internationale débute vraiment en 1923 avec la rencontre d’Arnold Meckel qui devient son impresario. Pendant treize ans, La Argentina danse en récital ou avec sa compagnie « Ballets espagnols d’Argentina », et remporte un grand succès. Sa collaboration et son amitié avec de grands noms de la musique espagnole comme Manuel de Falla, Isaac Albeniz, Ernesto Halffter ou Joaquin Nin, en font un véritable symbole de l’identité et de l’avant-garde espagnole du début du siècle. Sa mort prématurée, en 1936, coincide avec la fin d’une période particulièrement riche pour l’Espagne, qui entre alors dans le franquisme. La danseuse, saluée par les journaux du monde entier comme la « Pavlova du Flamenco », reste dans les mémoires comme une des personnalités marquantes de cet âge d’or espagnol.
La Bibliothèque-Musée de l’Opéra possède un important ensemble de documents et d’objets concernant Argentina, entrés par dons successifs de la famille et de l’association des amis d’Argentina. En 1956 en effet, une très importante exposition à la mémoire d’Argentina était organisée à la Bibliothèque de l’Opéra. C’est à la suite de cette exposition que la Bibliothèque de l’Opéra reçut, de 1956 à 1960 : - d’une part une collection d’archives concernant la carrière d’Argentina (principalement de 1927 à 1936), (1 boîte, 43 dossiers), comprenant des correspondances avec ses collaborateurs, comme Manuel de Falla, des photographies, des manuscrits d’arguments de ballets, une vingtaine d’affiches typographiques (Fonds Argentina), et environ 300 programmes (1911-1941) marqués « fonds Mercé » (conservés à part sous la cote Pro A 19, mais intercalés avec des programmes Argentina d’autre provenances). - d’autre part une collection d’objets divers, principalement des bijoux de scènes ayant appartenu à Argentina, et un tableau représentant Argentina dans l’Amour sorcier de Manuel de Falla, conservés dans le fonds muséal.
Le fonds Argentina proprement dit fait l’objet d’un inventaire sur fiches dactylographiées, intégré au fichier matière général de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra, consultable en salle de lecture. Les objets font également l’objet d’un inventaire sur fiches dactylographiées, consultable sur demande auprès du responsable du fonds muséal.. Les programmes font l’objet d’un signalement global au fichier des programmes de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra, consultable en salle de lecture.
Le département des Arts du spectacle conserve également un ensemble de documents sur cette artiste, arrivés par dons successifs, qui complètent les éléments déjà présents dans la collection Auguste Rondel. Il s’agit de costumes, souvenirs personnels et portraits de la danseuse, enregistrements sonores, photographies, programmes, affiches, coupures de presse, ouvrages et d’archives concernant l’Association des Amis d’Argentina.
Un inventaire est actuellement en cours
Ninotchka Bennahum, Antonia Mercé « La Argentina », Wesleyan University Press, 2000.
L’intitulé « Fonds Aragon » recouvre 3 sous-ensembles conservés dans des lieux différents :
Une partie de la bibliothèque personnelle d’Aragon et Triolet
A la mort d’Aragon, sa bibliothèque était partagée en deux lieux : son appartement parisien de la rue de Varenne et le Moulin de Villeneuve à Saint-Arnoult en Yvelines. C’est la partie parisienne de cette bibliothèque que la BN a achetée en 1987, puis traitée et inventoriée, avant qu’elle ne soit transférée « au Moulin », devenu un musée et un centre culturel pouvant accueillir les chercheurs intéressés par la bibliothèque. Ce fonds n’est donc pas conservé dans les magasins de la BnF, à l’exception d’une cinquantaine d’ouvrages rares ou précieux (éditions de Lewis Caroll, René Char, Paul Éluard…) prélevés par la Réserve des livres rares, et de quelques autres intégrés aux collections patrimoniales générales. L’inventaire manuscrit dressé par la BN décrit 10 979 volumes (à titre indicatif, la bibliothèque du Moulin comprendrait en tout 30 000 volumes) : ouvrages, périodiques, partitions, majoritairement en français mais aussi en russe, souvent agrémentés d’envois, reflets du résseau d’amitiés littéraires auquel appartenaient L. Aragon et E. Triolet.
Tous les ouvrages, en plus de leur cote (Z Aragon + n° d’inventaire), se sont vus attribuer le même cachet ‘Acq 87-14000’, correspondant au numéro d’acquisition par la BN.
À noter pour localiser les ouvrages :
La dation
Enregistrée à la Réserve en octobre 1986, cette dation, proposée par l’exécuteur testamentaire d’Aragon, Jean Ristat, comprend 104 volumes, la plupart portant des envois autographes à Aragon et / ou à Elsa Triolet. Ces livres ont été dispersés dans les différents lettrages utilisés à la Réserve et ne forment pas un ensemble groupé. Pour avoir connaissance de l'ensemble, il suffit au lecteur de consulter le fichier Provenance de la salle de lecture de la Réserve, à la vedette « Aragon, Louis ».
Les manuscrits
Dès 1976, Aragon a légué au CNRS l’intégralité de ses manuscrits et ceux d’Elsa Triolet. Autour de ce fonds s’est alors constitué un groupe de recherche, devenu en 1996 l’association ERITA (Équipe de recherche interdisciplinaire sur Elsa Triolet et Aragon : http://www.louisaragon-elsatriolet.org/). Ces manuscrits sont depuis 1998 déposés au département des Manuscrits de la BnF, mais diverses archives (coupures de presse, papiers, photographies…) sont consultables au Moulin.