Né à Bordeaux en 1720, Henri Bertin devint maître des requêtes puis président du Grand Conseil (1749), lieutenant général de police (1757) puis contrôleur général des finances (1759). Il entra à l’Académie des Sciences en 1763. Il se trouvait à Aix-la-Chapelle quand il apprit l'arrestation de Louis XVI. L'émotion ressentie lui fut fatale et il mourut le 12 septembre 1792. Sa collection fut attribuée à la Bibliothèque Nationale comme biens d'émigré en février 1794, et parmi elle un important ensemble de pièces chinoises qu'il avait pu réunir en tant qu'administrateur de la Compagnie des Indes.
Silvestre de Sacy, J. Henri Bertin dans le sillage de la Chine, 1720.1792. Paris, 1970. Dictionnaire de biographie française, t. 6, 1954. 1789, le patrimoine libéré : 200 trésors entrés à la Bibliothèque nationale de 1789 à 1799 : [exposition, Paris], Bibliothèque nationale, 6 juin-10 septembre 1989. - Paris : BN, 1989, p. 255-256. Laure Beaumont-Maillet, « Les collectionneurs au Cabinet des Estampes ». Nouvelles de l’estampe, 1993, n°132.
Laure Beaumont-Maillet, « Les collectionneurs au Cabinet des Estampes », Nouvelles de l’estampe, 1993, n° 132, p. 5-27. N° 12
Bertin, Pierre (1891-1984)
Artiste complet, Pierre Bertin savait aussi bien composer de la musique et chanter que jouer la comédie. Il écrivit des pièces, des chansons, des livrets d'opéra-comique. Il fût aussi metteur en scène d'opéras et musicologue.
Au théâtre, Pierre Bertin participa à trois grandes aventures : celle du théâtre de l'Odéon, pendant la guerre 1914-1918, celle de la Comédie-Française, où il resta vingt-deux ans, pensionnaire puis sociétaire, celle de la Compagnie Renaud-Barrault, dès sa fondation en 1946. Il fût ami d'Erik Satie et lié au groupe des Six. Son carnet de voyages, Aux empires du soleil, publié en 1957, relate la tournée Renaud-Barrault en Amérique du sud d'avril à juillet 1956. Il confia ses souvenirs dans un livre édité en 1971 : Le théâtre et/est ma vie, préfacé par Jean-Louis Barrault.
Acteur de cinéma (plus de 50 films entre 1917 et 1978), Pierre Bertin joua entre autres dans "L'inhumaine", film de Marcel L'Herbier (1924), Faisons un rêve, de Sacha Guitry (1936), Le corbeau, d'Henri-Georges Clouzot (1943), Orphée de Jean Cocteau (1949), Knock, de Guy Lefranc avec Louis Jouvet (1950), Les bonnes femmes, de Claude Chabrol (1959), La grande vadrouille, de Gérard Oury (1966)…
Le fonds Pierre Bertin (15 boîtes et 2 classeurs) a été donné à la Bibliothèque nationale de France par sa fille, Marie Bertin. Il est coté : 4-COL-57. Il contient des livres et périodiques de sa bibliothèque personnelle, des partitions imprimées et manuscrites, des manuscrits de Pierre Bertin (textes dramatiques, littéraires et de conférences) et d'autres auteurs, des documents concernant sa carrière, de la correspondance, adressée à lui et à sa fille Marie, 2 classeurs de photographies : (cotés : FOL-ICO-PER- Bertin), des dessins et portraits encadrés.
Don Bertin Blondel (cote Z Bertin Blondel) Don entré en mai 2013 au département Sciences et techniques. Don de Corinne, Hélène et Jean-Sébastien Blondel, suite au décès de Denis Blondel. Don concernant les échecs, plus particulièrement les problèmes et les parties d’échecs ainsi que les échecs féeriques. Don composé d’une « double » collection. En premier lieu la collection de Jean Bertin (30/05/1901-03/11/1988), ancien joueur d’échecs, qui publia des ouvrages d’initiation au problème d’échecs (Initiation au problème d'échecs, 1964). Les ouvrages et publications en série rassemblés par Jean Bertin ont été cotés par lui selon la classification de la Bibliotheca van der Linde, bibliothèque spécialisée dans le jeu d’échecs de la Bibliothèque Royale de La Haye aux Pays Bas. En second lieu, la collection a été poursuivie et augmentée par Denis Blondel (11/01/1956-21/06/2012). Compositeur de problèmes d’échecs, juge international pour la composition échiquéenne, il a successivement fondé la revue Rex Multiplex, consacrée aux échecs féeriques, au début des années 80, puis la revue Phénix en 1988. Il assura la fonction de directeur de publication de Phénix de 1988 à sa mort et participa également activement, pendant la même période, à la rédaction et à l'édition de l'Album FIDE, recueil des meilleurs problèmes d'échecs mondiaux paraissant tous les trois ans. Ce fonds rassemble plus de 1400 livres et près de 200 revues aux états de collection très disparates. Le fonds contient également des documents de littérature grise (tels des recueils de compétition de composition échiquéenne). Il est multilingue, de nombreux ouvrages provenant de l’Europe Centrale ou de Russie, mais aussi des pays du Nord de l’Europe. Les dates de publication des documents sont généralement comprises entre la fin du XIXe siècle et 2012. Par son niveau de spécialisation, le don offre un panorama important de l’émergence et de la pratique du problème d’échecs et des échecs féeriques en France et en Europe pendant tout le XXème siècle.
Le comte Jean-François-Auguste de Bastard d’Estang (1792-1883), antiquaire et grand défenseur du Patrimoine français, avait acquis en mars 1830 une collection de pièces originales provenant de la Chambre des Comptes réunie par un employé du Cabinet des titres, Aubron. Il s’agissait pour l’essentiel de chartes, registres d’archives et sceaux détachés des XIVe et XVe siècles. Après la mort du comte Bastard, sa famille en fit don à la Bibliothèque nationale avec sa collection de manuscrits français et latins, ses archives personnelles (Département des Manuscrits) et une collection de calques faits sur des manuscrits enluminés (Département des Estampes). Les quelque 260 sceaux de rois et reines de France, grands dignitaires de la couronne, grands feudataires, seigneurs, ecclésiastiques et sceaux de cours de justice ont été donnés au Département des Monnaies, Médailles et Antiques en septembre 1885 (cf. Registre des dons - 1860-1890, F 85, p. 227-234, sous les n° 3635 à 4024). Le catalogue de ces sceaux, dressé par l’archiviste Germain Demay, est intégré dans le catalogue analytique des collections du comte Bastard d’Estang publié par Léopold Delisle en 1885 (p. 193-223).
Cf. L. Delisle, Les collections de Bastard d’Estang à la Bibliothèque nationale, Nogent-le-Rotrou, 1885.
Béjot, Eugène Graveur de Paris. Eugène Béjot. au beau métier classique, ami de Bracquemond. de Buhot, de Lepère et de Seymour Haden, était un habitué du Cabinet des Estampes dont il fit son légataire universel. Avec l'ensemble de ses biens et le fonds de son atelier, le Cabinet hérita une collection d' œuvres de Bataille, Helleu, Hervier, Raffaelli, Willette, etc. Cote : B 17 Rés. pet. fol. 13 boîtes. Lugt, Frits. Les Marques de collections de dessins et d’estampes… Amsterdam, 1921 n° 225 b-c. http://www.marquesdecollections.fr/detail.cfm/marque/5615/total/1 http://www.marquesdecollections.fr/detail.cfm/marque/5616/total/1
Laure Beaumont-Maillet, “Les collectionneurs au Cabinet des Estampes”, Nouvelles de l’estampe, 1993, n° 132.
Laure Beaumont-Maillet, « Les collectionneurs au Cabinet des Estampes », Nouvelles de l’estampe, 1993, n° 132, p. 5-27. N° 43