Bliss, George (….-1901)
Collection consacrée à Marie Stuart, constituée par Mrs George T. Dwight Bliss, et répartie entre les différents départements. Veuve en 1901 d’un banquier de New York, Mrs George Bliss rassembla des documents en tout genre, estampes, livres et objets d’art, sur Marie Stuart et l’histoire de son temps. Selon ses vœux, cette collection fut remise après sa mort, en 1927, à la Bibliothèque nationale par sa fille Susan Dwight Bliss. Elle a fait l’objet d’un catalogue particulier : Bibliothèque nationale, Collection de manuscrits, livres, estampes et objets d’art relatifs à Marie Stuart reine de France et d’Ecosse, Paris, Jules Meynial, 1931. Ce catalogue recense : • 113 pièces manuscrites (92 numéros), qui ont été classées dans les fonds anglais (58 pièces), grec (1), italien (3), nouvelles acquisitions françaises (24) et latines (6) ; • 627 pièces conservées au département des Estampes, dont 416 portraits de Marie Stuart ; • les joyaux et une coupe en métal émaillé aux armes de la reine d’Ecosse, par Jean Court, dit Vigier, remis au département des Médailles ; • 687 ouvrages imprimés, dont un quart du XVIe siècle. Les ouvrages imprimés sont tous conservés à la Réserve des livres rares, regroupés dans les tranches de cotes : g. fol. Z. Don 4-8 ; fol. Z. Don 37-93 ; 4° Z. Don 69-203 ; 8° Z. Don 164-590. (Cette collection est à ne pas confondre avec la Susan Dwight Bliss Collection, constituée par George T. Bliss lui-même, continuée par Susan Bliss et donnée par elle à la Bowdoin College Library, Brunswick, Maine, États-Unis).
Collection de manuscrits, livres, estampes et objets d’art relatifs à Marie Stuart reine de France et d’Écosse [rédigé sous la direction de Gabrielle Odend'hal]. Paris : J. Meynal, 1931
Lydia Mérigot et Pierre Gasnault, Les Catalogues du Département des manuscrits : manuscrits occidentaux, Paris : Bibliothèque nationale, 1974, p. 73. - Lydia Mérigot, Les Catalogues du Département des imprimés, Paris : Bibliothèque nationale, 1974, p. 49. - Les Catalogues imprimés de la Bibliothèque nationale : liste, description, contenu, Paris : Bibliothèque nationale, 1943, Com 18. - Werner Paravicini, Die Nationalbibliothek in Paris : ein Führer zu den Beständen aus dem Mittelalter und der frühen Neuzeit, München ; New York ; Paris [etc.] : K.G. Saur, 1981, p. 53
BLANCHETON (fonds). Collection de musique instrumentale essentiellement italienne conservée au département de la Musique, fonds du Conservatoire. Cet ensemble de 27 volumes in-folio est relié aux armes de la famille Blancheton de Rochepot. Il provient de Pierre Philibert de Blancheton (né le 9 octobre 1697 - mort le 6 mars 1756), magistrat au parlement de Metz à qui Carlo Tessarini dédia son recueil de trios pour deux violons et basse, opus 6, publié vers 1743 à Paris. Ces volumes correspondent aux parties séparées des oeuvres, aucune d'entre elles n'étant pRéserve des livres raresentée en partition. Elles ne portent pas d'indications pour l'exécution. Le recueil de concerti porte la signature du copiste Estien (peut-être Charles Estien). Ils ont été répartis en six sections : Concerti, Opera Ia (7 parties, violino principale, violino 2, violino 3, violino 4, alto viola, violoncello, organo) Opera Ia : Recueil de Symphonies italiennes (4 parties, violino 1, violino 2, basso et violino 3, alto viola et violino 4 Opera IIa : Recueil de Symphonies (4 parties, violino 1; violino 2, alto viola, basse) Opera IIIa, Va et VIa : également Recueils de Symphonies en 4 parties. La section IV est manquante. Ce fonds comprend trois cent une œuvres dues à cent quatre compositeurs. Les genres représentés dans le fonds Blancheton sont le concerto et le concertino (122 œuvres), l’ouverture (52 œuvres), la sinfonia (27 œuvres) et la sonate (27 œuvres). Probablement constitué entre 1740 et 1750, il est tout particulièrement repRéserve des livres raresentatif de l'époque où apparaît la symphonie en Italie. Certains noms prédominent comme le milanais Giovanni Sammartini, le bavarois Placidus von Camerloher (douze concerti et douze symphonies), Antonio Brioschi et Andrea Zanni mais d'autres compositeurs appartiennent aux écoles française (Leclair), belge (Henri Jacques de Croës), hollandaise (Antoine Mahaut) et allemande (Hasse, Telemann, Quantz) ou de Bohême (Benda, Tiseck). Certaines de ces symphonies ont aussi fait l'objet d'éditions au XVIIIe siècle ; d'autres ont reçu de fausses attributions de la part du copiste, d'autres sont des transpositions d'ouvertures d'opéras (Haendel, Hasse) mais beaucoup d'entre elles sont des unica.
Lionel de La Laurencie, Inventaire critique du fonds Blancheton de la Bibliothèque du Conservatoire de Paris, Paris, Société française de Musicologie, 1931. 2 vol. (catalogue thématique des oeuvres ordonné selon l'ordre alphabétique des compositeurs avec une notice biographique sur chaque d'entre eux).
François Lesure, « The Music department of the Bibliothèque nationale », Notes / Music library association, 1978, p. 251-268.
Léopold Delisle, Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque impériale [nationale] : étude sur la formation de ce dépôt, comprenant les éléments d’une histoire de la calligraphie, de la miniature, de la reliure et du commerce des livres à Paris avant l’invention de l’imprimerie, 1868-1881, t. I, 266-269. - Les Catalogues imprimés de la Bibliothèque nationale : liste, description, contenu, Paris : Bibliothèque nationale, 1943, Mss 128. - Werner Paravicini, Die Nationalbibliothek in Paris : ein Führer zu den Beständen aus dem Mittelalter und der frühen Neuzeit, München ; New York ; Paris [etc.] : K.G. Saur, 1981, p. 52
Biencourt, Charles marquis de
Le marquis Charles de Biencourt (1826-1914), dont l'ancêtre, premier du titre (1747-1824), député de la noblesse de la Marche aux Etats Généraux, s'était signalé par ses idées libérales, avait acquis le château d'Azay et commencé à y réunir un ensemble de pièces satiriques. Il avait perdu ses deux fils dans l'expédition du Tonkin, et laissa à sa nièce, la vicomtesse de Poncins, tous ses biens, y compris sa collection d'estampes qu'elle légua à son tour à la Bibliothèque Nationale en 1943. Ainsi entrèrent dans nos collections plus de 1500 caricatures anglaises de la fin du XVIIe siècle, œuvres de Rowlandson, Gillray et Cruikshank (la Bibliothèque Nationale en possédait déjà plus de 2000), mais aussi 3384 gravures françaises relatives à l'histoire de France. La collection a été dispersée dans les séries concernées.
Marque de collection : Don Biencourt-Poncins.
Lugt, Frits. Les Marques de collections de dessins et d’estampes… Amsterdam, 1921 suppl. n° 261 b.http://www.marquesdecollections.fr/detail.cfm/marque/5694/total/1
Laure Beaumont-Maillet, “Les collectioneurs au Cabinet des Estampes”, Nouvelles de l’estampe, 1993, n°132.
Laure Beaumont-Maillet, « Les collectionneurs au Cabinet des Estampes », Nouvelles de l’estampe, 1993, n° 132, p. 5-27. N° 47
Deben Bhattacharya (1921-2001)
Après le décès brutal du célèbre ethnomusicologue Deben Bhattacharya en 2001, sa famille a souhaité faire don de ses archives sonores à la Bibliothèque nationale de France. Cette dernière conserve désormais ce fonds unique qu’elle a numérisé afin de le rendre accessible aux chercheurs. D’origine bengalie, Deben Bhattacharya était installé à Paris depuis 1954. Jusqu’à son décès en 2001, il a enregistré plus de 400 heures d’archives sonores dans le monde entier. S’intéressant notamment aux traditions musicales des peuples nomades, des peuples sans frontières, Deben Bhattacharya a souvent fait œuvre de précurseur. On lui doit par exemple les premiers enregistrements des pèlerinages gitans des Saintes-Maries de la Mer en 1954, ainsi que nombre d’enregistrements de traditions en voie de disparition comme les chants des Bâuls, ces « fous de Dieu », mystiques et poètes vagabonds du Bengale. Considéré comme l’un des pères de la world music, Deben Bhattacharya ne s’est jamais défini comme un ethnomusicologue, mais comme un collecteur du patrimoine sonore ; et aujourd’hui, ses archives sont tenues pour l’une des mémoires de l’humanité du XXe siècle, aux côtés de celles d’Alan Lomax ou d’Alain Danielou. La réception de ce fonds prestigieux par le département de l’Audiovisuel s’inscrit dans la continuité des dons des fonds de Félix Quilici, de Geneviève Massignon, et de bien d’autres.
Bhattacharya, Deben, The mirror of the sky : songs of the Bãuls of Bengal, translated from the orginal Bengali with introduction and notes by Deben Bhattacharya, Prescott (Ariz.), Hohm Press, 1999
Vidéographie :
Jourdain, Stéphane, La musique selon Deben Bhattacharya, Paris, La Huit Production, 2001, 1 cassette vidéo VHS, 52 min.